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Gimel-les-Cascades


Le rayon de soleil qu’il faut saisir et la pluie à laquelle on n’échappe pas. Ciel de Corrèze. Pierres cachées, pierres mouillées. Un ruisseau au fond de la vallée. S’immerger corps et âme dans un nouveau paysage, s’y laisser guider.


De terre et de roche.

D’eau et de soleil.


Écrire ensemble à la terrasse du pavillon. Sœurs de mots. Frangines. Vue imprenable sur la cascade. Les cascades. La cascade faite de plusieurs cascades. De l’eau blanche qui se fracasse dans un boucan assourdissant. Chute.


Pierres noires couvertes du vert végétal. Arbres en pagaille. Buée d’écume. L’eau qui trouve son chemin parmi les rochers. Comme la sève qui pulse encore le long des arbres morts.


Aventurières de l’existence, nous voguons sur les chemins du « C’est quoi la vraie vie ? »

Nous, aujourd’hui, on écrit. Comme l’eau tout là-haut, on ne sait pas très bien où on va. On a fait le grand saut plusieurs fois déjà. Nous, on se tient la main quand on passe la roche. Nous, on sait que c’est par-là qu’on va, même si on ne sait pas toujours très bien ce que signifie « par-là ». On y va ensemble.


Impermanence intemporelle qui n’en finit pas de se vivre. Explorer, sentir, ressentir. Voir la Déesse. Grandir avec. Faire corps avec la Terre Mère. Devenir bulle et se glisser dedans. Incarner une infime partie de la Déesse aux mille visages.


Émerveillées.


Oh ! Une fée !



Texte et photo : Emmanuelle ANDLAUER 05/2023

(Pavillon des eaux vives / Gimel-les-Cascades)



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